La mobilité de hanche désigne la capacité de cette articulation à bouger librement dans toutes ses amplitudes. Lorsqu’elle est limitée, des raideurs apparaissent et le corps compense, ce qui provoque souvent des douleurs au dos, aux genoux ou une sensation de blocage en s’accroupissant ou en marchant.
Vous ressentez des tensions en montant les escaliers, une gêne pour croiser les jambes ou une difficulté à faire un squat complet ? Ce guide vous aide à identifier un manque de mobilité de hanche et vous propose une routine d’exercices simples pour la retrouver en douceur.
Vous découvrirez dans cet article :
- Des tests simples pour évaluer votre mobilité de hanche à la maison
- Une routine débutant de 10 à 15 minutes avec 5 à 6 exercices accessibles
- Des exercices intermédiaires pour progresser
- Des conseils de fréquence et de sécurité pour éviter les erreurs
- Une FAQ pour répondre aux questions les plus courantes
Mobilité de hanche : pourquoi elle est essentielle pour bouger sans douleur
La hanche est l’articulation qui relie le bassin au fémur. Elle joue un rôle central dans presque tous nos mouvements : marcher, courir, s’asseoir, se relever, monter des escaliers ou simplement se pencher en avant. C’est un véritable pont entre le haut et le bas du corps.
Quand la mobilité de hanche est limitée, le corps cherche à compenser. Le bas du dos se cambre excessivement pour pallier le manque de flexion de hanche, les genoux travaillent plus qu’ils ne devraient, et des tensions s’installent progressivement. Ces compensations expliquent pourquoi des hanches raides provoquent souvent des douleurs lombaires ou des gênes aux genoux.
Les signes d’un manque de mobilité de hanche apparaissent dans des gestes quotidiens :
Difficulté à faire un squat complet sans arrondir le dos ou décoller les talons du sol.
Sensation de raideur ou de blocage en se levant d’une chaise basse ou en sortant de voiture.
Gêne pour croiser les jambes ou pour lacer ses chaussures en position assise.
Tension ou tiraillement dans l’aine, les fessiers ou les adducteurs lors de certains mouvements.
Besoin de compenser avec le dos lors de mouvements de flexion avant.
Travailler la mobilité de hanche n’est pas réservé aux sportifs ou aux pratiquants de yoga. C’est utile pour tout le monde, quel que soit l’âge ou le niveau d’activité physique. Une bonne mobilité facilite les gestes du quotidien, réduit les tensions musculaires et prévient les douleurs chroniques.
Comment savoir si vous manquez de mobilité de hanche ? (tests simples à la maison)
Avant de commencer des exercices, il est utile de savoir où vous en êtes. Quelques tests simples permettent de repérer rapidement une hanche raide ou des amplitudes limitées. Faites-les en douceur, sans forcer, et observez vos sensations.
Test de flexion de hanche allongé
Allongez-vous sur le dos, jambes tendues. Ramenez un genou vers votre poitrine en gardant l’autre jambe au sol. Observez jusqu’où monte votre genou sans que la jambe opposée ne décolle ni que votre dos ne se cambre excessivement.
Signe de raideur : le genou ne monte pas au-delà de 90 degrés, ou la jambe opposée décolle du sol pour compenser.
Test du squat au poids du corps
Debout, pieds écartés largeur d’épaules, descendez en squat comme pour vous asseoir sur une chaise basse. Gardez les talons au sol et le dos droit. Descendez aussi bas que possible sans inconfort.
Signe de raideur : impossibilité de descendre en dessous de la parallèle, talons qui décollent, dos qui s’arrondit fortement, ou genoux qui rentrent vers l’intérieur.
Test de rotation de hanche assis
Assis sur une chaise, posez la cheville d’une jambe sur le genou opposé (position « figure 4 »). Le genou de la jambe croisée doit normalement descendre relativement bas, sans forcer.
Signe de raideur : le genou reste très haut, sensation de blocage dans l’aine ou les fessiers, impossibilité de maintenir la position confortablement.
Test de rotation externe allongé
Allongé sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat. Laissez tomber doucement un genou vers l’extérieur (comme pour ouvrir la hanche) tout en gardant l’autre jambe stable.
Signe de raideur : le genou tombe très peu, sensation de blocage ou de tiraillement intense dans l’aine ou les adducteurs.
Ces tests ne sont pas des diagnostics médicaux, mais des repères pour comprendre vos limitations actuelles. Si vous ressentez une douleur vive pendant l’un de ces tests, arrêtez et consultez un professionnel de santé.
Exercices de mobilité de hanche pour débutants : routine 10–15 minutes
Cette routine vise à améliorer progressivement la mobilité de hanche en douceur. L’objectif n’est pas de forcer ni de chercher la douleur, mais de bouger régulièrement dans des amplitudes confortables pour gagner de la souplesse et du contrôle.
Faites ces exercices 3 à 5 fois par semaine, idéalement après un léger échauffement (quelques minutes de marche sur place ou de mouvements articulaires). Chaque exercice se tient entre 30 et 45 secondes ou se répète 8 à 12 fois par côté.
Bascule de bassin allongé
Allongez-vous sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat. Basculez doucement le bassin en aplatissant le bas du dos contre le sol, puis relâchez. Ce mouvement mobilise doucement la hanche et le bas du dos.
Objectif : échauffer la zone, prendre conscience du mouvement de bassin.
Sensation acceptable : légère tension dans le bas du dos ou les fessiers.
Étirement du psoas en fente statique
En position de fente, genou arrière au sol (sur un coussin si nécessaire), avancez doucement le bassin vers l’avant tout en gardant le buste droit. Vous devez sentir un étirement à l’avant de la hanche arrière.
Objectif : étirer le psoas, muscle souvent raccourci en position assise prolongée.
Durée : 30 à 45 secondes par côté.
Sensation acceptable : étirement modéré à l’avant de la hanche. Arrêtez si douleur vive.
Étirement fessiers « figure 4 » allongé
Allongé sur le dos, posez la cheville d’une jambe sur le genou opposé. Attrapez l’arrière de la cuisse de la jambe au sol et tirez doucement vers vous. Vous devez sentir un étirement dans le fessier de la jambe croisée.
Objectif : étirer les fessiers et améliorer la rotation externe de hanche.
Durée : 30 à 45 secondes par côté.
Rotation de hanche allongée (genoux fléchis)
Allongé sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat. Laissez tomber doucement les deux genoux d’un côté, puis de l’autre, en gardant les épaules au sol. Ce mouvement mobilise la hanche en rotation.
Objectif : travailler la rotation interne et externe de hanche.
Répétitions : 8 à 12 alternances lentes de chaque côté.
Pont fessier
Allongé sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat largeur de hanches. Soulevez le bassin en contractant les fessiers jusqu’à aligner épaules, hanches et genoux. Maintenez 2 secondes en haut, puis redescendez.
Objectif : renforcer les fessiers et stabiliser la hanche en extension.
Répétitions : 10 à 15 fois.
Ouverture de hanches en position « grenouille » (si toléré)
À quatre pattes, écartez progressivement les genoux vers l’extérieur en gardant les pieds alignés avec les genoux. Descendez doucement les hanches vers l’arrière jusqu’à sentir un étirement dans l’aine et les adducteurs.
Objectif : étirer les adducteurs et travailler l’ouverture de hanche.
Durée : 30 à 45 secondes. Sortez lentement de la position.
| Exercice | Objectif | Niveau | Fréquence conseillée |
|---|---|---|---|
| Bascule de bassin | Échauffement, mobilisation douce | Débutant | Tous les jours si possible |
| Étirement psoas en fente | Étirer l’avant de la hanche | Débutant | 3 à 5 fois/semaine |
| Figure 4 allongé | Étirer les fessiers, rotation externe | Débutant | 3 à 5 fois/semaine |
| Rotation de hanche allongée | Mobilité en rotation | Débutant | Tous les jours si possible |
| Pont fessier | Renforcement, stabilité | Débutant à intermédiaire | 3 fois/semaine minimum |
| Ouverture grenouille | Étirer adducteurs, ouverture | Débutant (avec prudence) | 2 à 4 fois/semaine |
Sur mobile, faites pivoter votre téléphone à l’horizontal pour voir tout le tableau.
Programme de mobilité de hanche intermédiaire : renforcer et stabiliser
Une fois à l’aise avec la routine débutant, vous pouvez progresser vers des exercices plus dynamiques qui renforcent la stabilité et augmentent l’amplitude de mouvement active. La mobilité active, c’est la capacité de contrôler votre hanche sur toute son amplitude, pas seulement de l’étirer passivement.
Fentes avant ou arrière contrôlées
En position debout, faites un pas en avant ou en arrière et fléchissez les deux genoux jusqu’à ce que le genou arrière frôle le sol. Remontez en poussant sur le talon avant. Alternez les jambes.
Objectif : renforcer hanches et fessiers tout en travaillant la mobilité en flexion et extension.
Répétitions : 8 à 12 par jambe.
Cossack squat simplifié
Pieds très écartés, pointes légèrement vers l’extérieur. Transférez le poids sur une jambe en fléchissant le genou de ce côté, l’autre jambe reste tendue. Revenez au centre et changez de côté.
Objectif : mobilité latérale de hanche, renforcement des adducteurs et des fessiers.
Répétitions : 6 à 10 par côté. Commencez avec faible amplitude et progressez.
Transitions 90-90 contrôlées
Assis au sol, placez une jambe devant vous pliée à 90 degrés, l’autre derrière également à 90 degrés. Passez lentement de cette position à l’autre côté en contrôlant le mouvement.
Objectif : travailler rotation interne et externe de hanche, mobilité active.
Répétitions : 6 à 8 transitions par côté. Mouvement lent et contrôlé.
Pont fessier unilatéral
Comme le pont classique, mais en levant une jambe tendue vers le plafond. L’autre jambe pousse pour soulever le bassin. Ce mouvement demande plus de stabilité et de force.
Objectif : renforcement asymétrique, stabilité de hanche.
Répétitions : 8 à 12 par jambe.
La différence entre souplesse passive et mobilité active est importante. Étirer passivement une hanche vous permet d’aller dans une amplitude donnée avec l’aide de la gravité ou d’une force externe. La mobilité active, c’est contrôler cette amplitude par la force de vos muscles. Les deux sont complémentaires, mais la mobilité active est ce qui vous protège et vous rend fonctionnel dans vos mouvements quotidiens et sportifs.
Progressez lentement en augmentant d’abord le nombre de répétitions, puis l’amplitude des mouvements. Ne cherchez jamais à forcer une position douloureuse.

Mobilité de hanche, douleurs et arthrose : ce que vous pouvez faire (et ce que vous devez éviter)
Cet article donne des conseils généraux et ne remplace en aucun cas un avis médical ou l’accompagnement d’un kinésithérapeute. Si vous souffrez de douleurs intenses, de blocages soudains, d’arthrose avancée, ou si vous avez subi une chirurgie de hanche (prothèse), consultez un professionnel de santé avant de commencer ces exercices.
Différencier tension normale et douleur vive
Pendant un exercice de mobilité, il est normal de ressentir une tension, un étirement, voire une légère gêne dans les muscles ou les tendons. C’est le signe que vous travaillez sur une zone raide. En revanche, une douleur aiguë, une sensation de blocage articulaire, un pincement ou une douleur qui persiste après l’exercice sont des signaux d’alerte. Arrêtez immédiatement et consultez.
Quand consulter un professionnel
Consultez un médecin, un kinésithérapeute ou un ostéopathe si :
Vous ressentez une douleur vive dans l’articulation de la hanche pendant ou après les exercices.
Vous avez un blocage soudain ou une limitation brutale de mouvement.
Vous avez des antécédents de chirurgie de hanche, une prothèse ou une pathologie connue comme l’arthrose sévère.
Les douleurs persistent ou s’aggravent malgré plusieurs semaines d’exercices doux.
Adaptations simples pour démarrer en douceur
Si vous êtes très raide ou si certains exercices sont inconfortables, adaptez-les :
Utilisez une chaise ou un mur pour vous aider à garder l’équilibre.
Réduisez l’amplitude des mouvements : descendez moins bas en squat, ouvrez moins les hanches en grenouille.
Diminuez le nombre de répétitions et augmentez progressivement.
Privilégiez des mouvements lents et contrôlés plutôt que des amplitudes maximales.
L’important est de rester dans une zone de confort relatif, sans jamais forcer une articulation douloureuse. La progression se fait sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Comment intégrer la mobilité de hanche dans votre semaine sans y passer des heures
La régularité est plus efficace que l’intensité. Plutôt qu’une longue séance hebdomadaire, privilégiez des sessions courtes et fréquentes. Voici des schémas concrets pour intégrer la mobilité de hanche dans votre emploi du temps.
Option 1 : Routine courte quotidienne
5 à 10 minutes chaque matin ou chaque soir. Choisissez 3 à 4 exercices parmi la routine débutant et faites-les en enchaînement. Exemple : bascule de bassin, étirement psoas, figure 4, pont fessier.
Option 2 : Séances dédiées 3 fois par semaine
10 à 15 minutes, 3 fois par semaine, avec la routine complète débutant ou intermédiaire. Idéal si vous préférez des sessions un peu plus longues et structurées.
Option 3 : Avant ou après le sport
Intégrez 5 à 8 minutes de mobilité de hanche à votre échauffement avant une séance de course, de musculation ou de fitness. Cela prépare l’articulation et réduit les compensations pendant l’effort.
Exemple de planning sur une semaine
- Lundi : 10 minutes routine débutant complète
- Mardi : 5 minutes d’échauffement mobilité avant sport
- Mercredi : repos ou 5 minutes le soir
- Jeudi : 10 minutes routine intermédiaire
- Vendredi : 5 minutes le matin (3 exercices rapides)
- Samedi : 10 minutes routine complète
- Dimanche : repos actif ou étirements légers
Un peu chaque jour est toujours plus efficace qu’une grosse séance occasionnelle. La hanche, comme toutes les articulations, répond mieux à une stimulation régulière et douce qu’à des efforts intenses et espacés.
FAQ sur la mobilité de hanche
Comment améliorer la mobilité de la hanche ?
Pour améliorer la mobilité de hanche, combinez des étirements doux (psoas, fessiers, adducteurs) et du renforcement léger (pont, fentes, abduction) dans des routines courtes de 10 à 15 minutes, 3 à 5 fois par semaine. Progressez lentement sans forcer et privilégiez la régularité. Évitez les mouvements douloureux et adaptez les exercices à votre niveau. Si vous avez des douleurs persistantes ou des antécédents médicaux, consultez un professionnel avant de commencer.
Quels sont les meilleurs exercices pour débloquer des hanches raides ?
Les exercices les plus efficaces pour des hanches raides sont l’étirement du psoas en fente, la position figure 4 pour les fessiers, les rotations de hanche allongées, le pont fessier, et la position grenouille pour les adducteurs. Pour un niveau intermédiaire, ajoutez les transitions 90-90 et le Cossack squat simplifié. Ces mouvements travaillent toutes les amplitudes de la hanche (flexion, extension, rotation, abduction) sans matériel.
Combien de fois par semaine travailler la mobilité de hanche ?
L’idéal est de travailler la mobilité de hanche 3 à 5 fois par semaine, voire un peu chaque jour sur 5 à 10 minutes. Des séances courtes et régulières sont plus efficaces qu’une longue séance hebdomadaire. Vous pouvez aussi intégrer quelques exercices à votre échauffement avant le sport. La clé est la constance : la hanche répond mieux à une stimulation fréquente et douce qu’à des efforts intenses espacés.
Est-ce normal d’avoir un peu mal en travaillant la mobilité de hanche ?
Une tension musculaire ou un étirement modéré est normal pendant les exercices de mobilité de hanche. C’est le signe que vous travaillez une zone raide. En revanche, une douleur aiguë dans l’articulation, un pincement, un blocage ou une douleur qui persiste après l’exercice ne sont pas normaux. Dans ce cas, arrêtez immédiatement et consultez un professionnel de santé. Ne forcez jamais une position douloureuse.
Mobilité de hanche et dos : pourquoi mes lombaires me font mal quand je bouge mes hanches ?
Quand la mobilité de hanche est limitée, le bas du dos compense en augmentant sa mobilité pour pallier le manque de flexion ou d’extension de hanche. Ce mécanisme de compensation surcharge les lombaires et provoque des tensions ou des douleurs. En améliorant la mobilité de hanche, vous réduisez cette compensation et soulagez le dos. Si les douleurs lombaires sont intenses ou persistent, consultez un kinésithérapeute pour un bilan personnalisé.
Peut-on améliorer la mobilité de hanche à tout âge ?
Oui, il est possible d’améliorer la mobilité de hanche à tout âge, même si les progrès peuvent être plus lents avec l’âge ou en présence d’arthrose. La clé est d’adapter les exercices à votre niveau, de progresser lentement et de rester régulier. Chez les personnes âgées ou ayant des pathologies articulaires, un accompagnement par un kinésithérapeute est recommandé pour garantir la sécurité et l’efficacité des exercices.
Retrouver une bonne mobilité de hanche : progresser pas à pas en sécurité
La mobilité de hanche influence directement votre confort au quotidien, votre capacité à bouger sans douleur et votre performance dans les activités physiques. Une hanche raide entraîne des compensations qui fatiguent le dos et les genoux, tandis qu’une hanche mobile facilite tous les mouvements, de la marche au squat en passant par les gestes du quotidien.
Les exercices présentés dans cet article sont accessibles et ne demandent ni matériel ni compétences particulières. La régularité et la patience sont plus importantes que l’intensité : 10 minutes trois fois par semaine suffisent pour observer des progrès en quelques semaines.
Commencez par la routine débutant, testez votre mobilité avec les tests simples, et progressez à votre rythme. Si vous ressentez des douleurs persistantes, des blocages ou si vous avez des antécédents médicaux, consultez un kinésithérapeute ou un médecin qui pourra adapter ces exercices à votre situation.
L’objectif n’est pas la performance, mais le bien-être et l’autonomie dans vos mouvements. Prenez soin de vos hanches, elles vous porteront toute votre vie.
